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Banques centrales

Le Japon relève ses taux à 1,25 %, un plus haut en 31 ans, alors que la Banque d'Angleterre hésite

18 septembre 2026 · Lecture 4 min

La Banque du Japon (BoJ) a relevé le 18 septembre 2026 son taux directeur de 1,00 % à 1,25 %, portant le coût du crédit à son plus haut niveau depuis 31 ans. Il s'agit de la deuxième hausse de l'année après celle de juin, qui avait déjà porté le taux à 1 %, un plus haut depuis 1995. La décision intervient alors que l'inflation sous-jacente japonaise reste stable, proche de l'objectif de 2 % fixé par l'institution, portée par la hausse des prix de l'énergie et par des tensions persistantes sur les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Le directeur exécutif de la BoJ, Koji Nakamura, a justifié en partie ce resserrement par des facteurs structurels plutôt que conjoncturels.

« Un choc démographique lent » — la contraction du bassin de main-d'œuvre japonais — constitue « un facteur structurel qui ne peut être écarté comme temporaire ». Koji Nakamura, directeur exécutif de la Banque du Japon

Cette hausse rapproche le taux directeur japonais de ceux pratiqués par les autres grandes banques centrales, même s'il reste inférieur à celui de la Banque centrale européenne, actuellement à 2,5 %.

La Banque d'Angleterre, elle, temporise

À l'inverse, la Banque d'Angleterre (BoE) a choisi la veille, le 17 septembre 2026, de maintenir son taux directeur inchangé à 3,75 %. Le vote du comité de politique monétaire s'est toutefois révélé nettement divisé : six membres ont voté le statu quo, trois autres défendant une hausse à 4 %. Ce partage intervient alors que l'inflation britannique (CPI) a atteint 3,1 % en août, au-dessus de l'objectif de 2 % de la Banque. L'institution a par ailleurs confirmé la poursuite de son resserrement quantitatif, avec une réduction de son portefeuille d'obligations d'État au rythme de 46 milliards de livres par an, jusqu'en 2034. La prochaine décision de politique monétaire est attendue le 5 novembre 2026.

Ce que cette divergence signifie pour les devises

Ces deux décisions illustrent une divergence de trajectoires monétaires qui s'ajoute à celle déjà observée avec la Réserve fédérale américaine cette semaine. Sur le plan pédagogique, il est utile de rappeler qu'un écart de taux d'intérêt entre deux zones monétaires (ce qu'on appelle le différentiel de taux) influence en théorie l'attractivité relative d'une devise pour les investisseurs, notamment via les stratégies de carry trade. Un resserrement monétaire, comme celui de la BoJ, tend ainsi à soutenir le yen sur le papier, tandis qu'un statu quo prolongé, comme celui de la BoE, peut peser sur la livre sterling si le marché anticipait une hausse plus franche. Dans la pratique, la réaction des paires comme l'USD/JPY, l'EUR/JPY, le GBP/USD ou l'EUR/GBP dépend aussi de ce que les investisseurs avaient déjà anticipé avant l'annonce, et peut donc diverger des attentes théoriques.

Avertissement sur le risque : le trading sur le marché des changes (forex) avec effet de levier comporte un risque élevé de perte en capital, qui peut excéder le dépôt initial. Ce contenu est fourni à titre d'information générale et pédagogique uniquement ; il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement personnalisé. Chaque décision de trading doit être précédée d'une réflexion personnelle sur sa propre tolérance au risque et, si nécessaire, de l'avis d'un professionnel agréé.

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Sources

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